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Test du sac Baltoro (Gregory), traversée du Népal

Test du sac Baltoro (Gregory), traversée du Népal

Avant de démarrer la lecture de ce test et des prochains à venir, je dois faire une petite mise au point...

J'ai été aidé durant cette traversée de diverses manières :  par le don de matériel ou par une forte réduction lors de l'achat. Mais pour autant, le Yéti reste totalement indépendant.
Donc, l'article que vous allez lire, et tous ceux que vous lirez, ne sont dictés que par la volonté de vous faire un retour d'expérience le plus juste possible.
Le publireportage :
Méthode de Promotion Commerciale qui vise la publication d'une information, prônant l'usage d'une marque par l'organisme qui finance cette information.
Un publireportage n'est pas une information indépendante, c'est une forme de publicité qui présente en détail les caractéristiques d'une offre ou d'un produit...
Donc ici, pas de publireportage ;-)...

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Revenons à ce qui nous intéresse : le sac Baltoro de la marque Gregory.
D'origine américaine, cette marque n'est pas encore très présente en France. Mais j'ai eu l'occasion de pouvoir essayer ce sac avant de tenter l'Aventure avec lui.
Depuis le nombre d'années que j'enchaîne les treks en solo, je n'avais pas encore trouvé le sac idéal.
Le Baltoro de Gregory tend à se rapprocher de cette recherche.

baltoro.gregory.traversee.nepal.3
Modèle 2016...

Pour ce voyage, j'avais besoin d'un sac volumineux dans lequel je puisse transporter de quoi rester en autonomie durant 14/15 jours. Mais je devais surtout pouvoir porter assez lourd sans avoir de ressenti négatif au niveau du dos et des hanches.
Il est recommandé jusqu'à 25 kg...il ne restait plus qu'à le tester durant 4 mois !

Certains me diront, qu'il faut voyager léger. Sans être un adepte de la MUL (Marche Ultra Légère), je suis entièrement d'accord avec cette option. Mais les particularités de la traversée du Népal ne le permettent pas toujours :
  • Dépenses caloriques parfois extrêmes
  • Autonomie de 15 jours
  • Matériel technique (piolet, corde, crampons, broches...)

Il m'est donc arrivé de porter jusqu'à 22 kg. Le corps s'habitue, mais la qualité de ce sac y est, pour moi, pour beaucoup.


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Plus en détail...
Le sac n'est pas d'une taille standard, il faut le prendre en relation avec sa morphologie. Il existe donc 3 tailles différentes. Premier bon point.
Son poids doit être le plus léger possible, mais sa matière doit être très résistante (4 mois tout de même), sans ajouter un surplus à la charge. 2,44 kg est un bon compromis.
Les réglages doivent être rapides et efficaces.
La répartition du matériel doit se faire de manière instinctive. Il doit donc y avoir quelques compartiments, sans s'encombrer inutilement de poches gadgets...

Après 4 mois de test intensif, je dois avouer qu'il a rempli 95% de mes attentes.
Aucune rupture du tissu, malgré de nombreuses chutes dans les moraines.
Les clips ont aussi très bien résisté, j'en ai cassé 1, mais c'était de ma faute, je m'étais accroché dans un arbre...Et j'ai tiré comme une brute ;-)...
La mousse ne s'est pas tassée et est restée optimale.

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Le sac blanc, en dessous, la tente...
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Donc, Laurent, tu n'as pas eu de soucis durant cette traversée ?
Si, hélas, la vie n'est pas ainsi faite...

Durant quatre mois intensifs, le corps évolue, ce qui change notre relation avec le sac.
J'ai perdu 14kg, ma morphologie a donc complètement changé. La ceinture abdominale est devenue trop grande et je ne pouvais plus faire reposer le poids du sac au même endroit. Les habituels désagréments au niveau des épines iliaques sont réapparus. Mais je dois avouer, dans une moindre mesure par rapport aux autres sacs testés.
Lors du passage dans les basses vallées népalaises, j'ai transpiré comme jamais. J'ai donc réussi à imbiber les sangles du sac comme jamais. Ceci a engendré un changement radical de comportement. En descente, les sangles de réglages avaient tendance à glisser inexorablement, nécessitant de les retendre régulièrement...J'ai donc pesté plus d'une fois ;-).
J'ai résolu ce problème en coinçant les sangles avec des épingles à nourrice (" imperdables " pour nos amis Suisses), pas très esthétiques, mais diablement efficaces...

En voulant économiser du poids, Gregory a penché pour une séparation, au niveau du bas du sac, mais sans zip. L'inconvénient est qu"elle se défait un peu trop facilement.

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Version femme, 60L
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Conclusion :
Points positifs :
  • Confort exceptionnel pour ce volume
  • Système de suspension (Response A3) très efficace
  • Ceinture abdominale large et d'un réglage aisé
  • Silicone au niveau dorsal pour un maintien du sac
  • Grande résistance à l'abrasion, sans poids excédentaire
  • Sac d'une grande praticité, sans fioritures
  • Sursac intégré
  • Filet latéral pour gourde d'un litre (type Nalgen)
  • 3 poches, d'un grand volume, sur le haut du sac

Points négatifs :

  • Ceinture devenue trop grande
  • Compartimentation du sac perfectible
  • Base du sac en biseau, il bascule donc facilement une fois posé par terre...

Le petit plus, un petit sac qui sert de poche de rangement, que l'on peut utiliser pour de courtes balades sans avoir à s'encombrer du gros sac... Très pratique, je l'avoue.

Il faudra débourser 270€ pour ce sac, mais le confort a un prix.
C'est une dépense justifiée, je vous le garanti.

Pour ma prochaine autonomie nécessitant un portage conséquent, je repars avec lui. Je dois le laver un peu avant. J'ai beaucoup transpiré, et il y a certains effluves que je voudrais faire disparaître...

Backpacker Magazine lui a décerné un Award d'Or en 2015...

baltoro.gregory.traversee.nepal.5

Bon trek.

laurent.neg.1tampon.yeti.bdef.final

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1 comm   page 1/1
 
Hugues19 janvier 2016
Merci Laurent pour l'appréciation indépendante de cet équipement si important pour un randonneur, quelque soit son niveau.
Bien que plus proche du promeneur que du randonneur (l'âge y est pour beaucoup), je trouve important d'avoir un sac "confortable".
Je l'utilise beaucoup pour transporter le matériel photo et il me sert souvent de support pour les photos en macro.
Donc, peu à voir avec le Yéti, mais c'est une autre approche!
Je peste beaucoup plus contre le tripode tenu par deux courroies sous le sac.
Il se prend dans tout ce qui peut passer à sa portée et fait tout ce qu'il peut pour que le sac ne tienne jamais sur la tranche.
Or, l'appareil photo s'extrait par une poche latérale.
Si tu as une idée sur le sujet, je prends! ( pas celle de le laisser à la maison, il peut servir!)

  
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